Gérard Martens – Architecte

GERARD MARTENS

Architecte DPLG

 

«Une expérience humaine riche, un parcours atypique, une passion. »

                                                                                                                                                   

 

Gérard Martens découvre l’architecture en 1960, auprès de Pierre Cazenave, architecte et artiste russe. Avec lui, tout part de la rencontre avec la mer, d’une vue cadrée entre les palmes vertes, d’une terre ocre nichée au pied d’un olivier, d’une cascade de murs blancs dévalant la colline et de la gourmandise au sens large du terme.
Après des études artistiques à l’Académie de Marguerite Allar à Marseille, il travaille comme collaborateur d’architecte, sur des programmes de logements collectifs à Marseille et participe aux études d’aménagement de la ville de Fos-sur-mer.
En 1974, il crée son activité libérale de Maître d’Oeuvre en bâtiment, et se spécialise dans les systèmes constructifs de la filière bois, et le solaire passif.
Au cours des années suivantes, de nombreux projets l’amènent à voyager et à s’améliorer. En 2006 il se distingue lors d’un concours organisé par le CAUE 84 et le conseil général de l’ordre du Vaucluse avec un projet contemporain de 1500 m².
Depuis décembre 2007, Gérard Martens est architecte conseil pour le CAUE des Bouches-du-Rhône.

C’est un réel passionné de la vie, et il s’investit âme et esprit pour dessiner les contours de ce qui composera votre vie familiale ou votre vie professionnelle, en somme, votre avenir !

 

 

 

• Pourquoi avez-vous décidé de devenir architecte ?

En fait j’ai été victime d’une extinction de voix lors de ma présentation au concours d’entrée du conservatoire…
Alors, comme j’ai toujours été passionné par la rencontre et par l’humain, cette voie a été une alternative à la profession de poinçonneur de la Porte des Lilas, profession qui a été supprimé quelque temps après la sortie de la chanson de Serge Gainsbourg.

• Quel est pour vous, s’il existe, le bâtiment idéal ?

Je citerais Louis Kahn qui affirme que « le sentiment et le rêve n’ont pas de mesure, pas de langage, et le rêve de chacun est singulier »
Comme le jeune architecte son élève, je rêve d’espaces pleins de merveilleux.
Des espaces qui s’élèvent et enveloppent de façon fluide, sans commencement, sans fin, faits d’un matériau sans joints, blanc et or.
« Quand je trace sur le papier la première ligne pour capturer mon rêve, le rêve s’affadit ».
L’homme est toujours plus grand que ses œuvres parce qu’il n’arrive jamais à exprimer pleinement ses aspirations. Car s’exprimer en musique ou en architecture se fait par les moyens mesurables de la composition ou du projet. La première ligne sur le papier est déjà une mesure de ce qu’on ne peut exprimer pleinement. La première ligne sur le papier, c’est moins.
Comme cette question est une souffrance, je me replonge dans la méditation et dans la lecture du livre « Les Pierres Sauvages » de Fernand Pouillon, pour tenter de chasser cette angoisse schizo-paranoïde, et aussi pour ne pas oublier que parfois l’émotion architecturale est au détour du chemin, comme cette œuvre humaine magnifique qu’est l’abbaye du Thoronet, dans les premiers rayons du soleil.

                                                                         

• Quelle est votre plus belle réalisation ?

Le centre tertiaire communautaire de Coustellet sur la commune de Lagnes dans le Vaucluse. Ce bâtiment en ossature bois et béton, qui abrite aujourd’hui les locaux de la communauté de Luberon Mont de Vaucluse, a été doublement récompensé : Le prix du Jury AMO, Architecture et lieux de travail, et par le 1er prix départemental d’architecture et du paysage du CAUE 84.
Je remercie encore par la pensée les entreprises que j’ai convié à mes côtés sur le podium pour leur faire partager cette distinction, qui était aussi la leur, car il n’y pas de beau, de bon projet, sans de bonnes entreprises fidèles, et conscientes de la valeur de leur savoir faire.
Nous ne sommes pas très éloignés des valeurs des bâtisseurs cisterciens.

                                   

• Pourquoi avez-vous choisi de travailler avec COGEBAT ?

Le sérieux et le professionnalisme que j’ai pu observer dès les premiers balbutiements du chantier, sont venus très rapidement abonder le sentiment d’amitié qui avait dans un premier temps, orienté mon choix pour cette entreprise.
La maison contemporaine que nous avons pu réaliser avec COGEBAT à Bouc bel Air, est un bel exemple de collaboration participative, entre un Maître d’Ouvrage confiant, un entrepreneur à l’écoute et un architecte.

                                     

• Quelles sont les compétences nécessaires d’un bon architecte ?

L’écoute assurément.
Savoir écouter c’est comprendre la question du Maître d’Ouvrage ce qui est fondamental, car une partie de la réponse est souvent contenue dans la question.
Comprendre c’est le commencement, le début du projet. Le reste n’est que de la cuisine, et parfois de la grande cuisine.
On fait son marché comme un Chef à la recherche de l’émotion, de la gourmandise.
La magie et l’élégance de la composition, relève du talent de l’assemblage et de l’amour que le Chef est capable de donner au projet.
Je sais que Guillaume me comprendra.

• Quels types de clients/projets accompagnez-vous ?

L’ADN de l’atelier réside dans sa capacité à répondre à n’importe quelle nature et taille de projet.
Il n’y a pas de petit projet, mais seulement de grandes réponses, de belles intentions et de la générosité, beaucoup de générosité.
Notre commande est plurielle et éclectique, de l’habitat individuel au projet public, même si nous délaissons depuis quelques années cette forme de commande, qui est comme les effets de cour, volatile, cruelle et chasse gardée des courtisans.
Nous ne boudons pas la commande à l’export qui nous aère l’esprit, nous force au voyage et à la découverte de « l’autre », l’autre qui est l’élément essentiel à la mise en œuvre du processus de conception.
Depuis plus de trois ans je m’exerce à cette rencontre de l’autre en Algérie. Un vieux reste d’orientalisme tiré de mes anciennes lectures de Gustave Flaubert.

Téléphone : 06 77 29 51 79
Mail : architecte@gerardmartens.eu
Adresse agence : 16 Quai de Rive Neuve 13007 Marseille